Mes madeleines à moi…
- Vendredi 19 mars 2010
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La musique a toujours agit comme un fixateur pour ma mémoire.
Piètre musicien, étant peu habile de mes dix doigts et un vil impatient, j’ai toujours usé, abusé de la musique des autres pour me réfugier et faire mes consultations de psy à moindre frais. Elle fixe mes sentiments au fond de ma mémoire, me sert de cadre et me porte dans mes pérégrinations.
Telles des madeleines de Proust, certaines notes font ressurgir des tranches complètes de ma vie passée. Réflexes pavloviens, les mélodies viscéralement attachées, liées à mes sentiments me font immanquablement passer d’une légèreté naïve à un spleen sombre. Lorsque je fouille ma mémoire , les morceaux de musique sont autant de petits icebergs flottants sur la mer de l’Oubli, capables de me remémorer ces moments pourtant lointains : odeurs, sons, lumières, saveurs, pensées…
Plutôt que de raconter ma vie, procédé futile avec un alignement de Je qui n’engage à rien, j’ai préféré faire une liste catharsique des morceaux associés aux tranches de vie-souvenirs :
école primaire, petit garçon modèle, mange-disque, gâteau au chocolat, insouciance, discothèque parentale, les petites bricks de lait à la récréation, la lecture des bandes dessinées des amis de mes parents, le village, les bonnes notes, la gloire éphémère, les premiers jeux de cache-cache avec les filles, le bonheur, les instituteurs craints, la mort de ma grand-mère, la tablette de chocolat et le pain de lait avant les vacances scolaires, les récits de grand-père, Noël, Paques, et rebelote…
Pour vous faire une idée :