Portrait au crépuscule.
- Lundi 27 février 2012
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Ce soir, je suis ivre et décontenancé comme les premiers personnages de « Portrait au crépuscule ».

Ce soir, je suis ivre et décontenancé comme les premiers personnages de « Portrait au crépuscule ».

Un petit livre qui se lit d’une traite, un kaléidoscope de violence, de haine, d’amour, de sexe et de liberté avalé auprès de la cheminée hivernale. Une destinée entière, de la folie angolaise à l’horreur de Mogadiscio, en passant par la grande utopie soviétique du marxisme conquérant. Un petit livre qui laisse des traces : doit on vivre de ses rêves au mépris de son bonheur, doit on porter ses valeurs jusqu’à l’essoufflement… ?

Andreï Makine, L’amour humain.
Juste parce qu’elle est belle notre Terre.
« The Island » , Christoph Malin
Я сегодня пралюсь дождём,
Чтоб в троллейбус ты сесть не смог
И пошел бы домой пешком,
Весь до нитки насквозь прамок
Буду рядом с тобой идти,
Что-то тихо тебе шептать
И безсовестно по пути
На глазах у всех обнимать,
Но никто ни чего не паймёт,
Да и ты врядли, что паймёшь,
Просто и гтоб побыть с тобой
Превратилась сегоня в дождь
Aujourd’hui je tomberai en pluie,
Afin que tu ne puisses pas t’asseoir dans le trolleybus,
Et que tu ailles à pied à la maison
Trempé jusqu’aux os.
J’irai à tes cotés,
Je te chuchoterai doucement quelque chose à l’oreille,
Et sans honte en cours de chemin,
T’éteindrai aux yeux de tous,
Mais personne ne comprendra rien.
Et même toi probablement ne comprendras rien,
Simplement pour être avec toi,
Je me suis transformée aujourd’hui en pluie.
Olga.
- Tu ne vas pas prendre cette machine tellement au tragique, dit elle. C’est tout de même une initiative qui ne vient pas de toi.
- En général, dit Wolf, quand une vie passe par un tournant, ce n’est pas elle qui l’a prémédité.
- C’est dangereux, cette machine, dit Lil.
- Il faut se mettre dans une dangereuse, ou un petit peu désespérée, dit Wolf. C’est excellent à condition de ne pas le faire tout à fait exprès, ce qui est mon cas.
- Pourquoi rien qu’un peu exprès ? Dit Lil.
- Le petit peu qu’il faut, c’est pour se répondre, si on a peur, dit Wolf, je l’ai cherché.
- C’est de l’enfantillage, dit Lil.
…
- Tout ce qui n’est ni une couleur, ni un parfum, ni une musique, dit-il en comptant sur ses doigts, c’est de l’enfantillage.
- Et une femme ? Protesta Lil. Sa femme ?
- Une femme, non , par conséquent, dit Wolf, puisque c’est au moins les trois.
Boris Vian, L’herbe rouge.
Il réfléchit les yeux en l’air :
- Il y a plusieurs choses distinctes, dit-il. Mon désir de vaincre ma mollesse et mon sentiment que j’étais redevable de cette mollesse à mes parents,et la tendance de mon corps à se laisser aller à cette mollesse. C’est drôle, vous voyez ça a commencer par la vanité, ma lutte contre l’ordre établi. Si je ne m’étais pas trouvé ridicule dans cette glace… C’est le grotesque de mon aspect physique qui m’a ouvert les yeux.
- Assez long… répéta Wolf. Quel calvaire ! Seize ans…seize ans le cul sur des bancs durs…seize ans de combines et d’honnêteté alternées, – seize ans d’ennui – qu’en reste-t-il ?
Un de plus
Un de plus Un sans raison
Boris Vian, Je voudrais pas crever
La vie c’est comme une dent
La vie, c’est comme une dent D’abord on y a pas pensé On s’est contenter de mâcher Et puis ca se gâte soudain Ca vous fait mal, et on y tient Et on la soigne et les soucis Et pour qu’on soit vraiment guéri Il faut vous l’arracher, la vie.Boris Vian, Je voudrais pas crever
Comme il faut bien se lancer un jour, j’ai « shooté » un petit timelapse dans la torpeur de l’été. Ce n’est qu’un essai technique, destiné à faire réagir les pros. Résultat : 0 réaction.
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